Cyril Leclercq - Illustrateur

C’est l’histoire banale d’un gamin d’une quarantaine d’années.

Enfant, je le suis resté ! J’aime le dessin, la bande dessinée, les jeux vidéo et les grosses motos… et je crois n’avoir jamais grandi.

Été 1983, j’ai 10 ans. Je commence mes premiers crayonnés. Je dessine beaucoup de personnages de BD, et surtout de profil, c’est plus facile pour moi. Tintin, Astérix, Pif et Hercule, tout le monde y passe. Avouons-le, c’est assez mauvais, mais le résultat me satisfait. Bon, je suis jeune, j’ai le temps de devenir le plus grand dessinateur de tous les temps.

Septembre 86, arrive  alors une période troublée. Une ère sombre et laborieuse que je nomme… l’adolescence. Je ne l’aborde pas sereinement. Mes choix ne sont pas toujours judicieux. À ma décharge, je pars avec quelques désavantages sérieux : je suis timide, fils unique, très réservé, un peu paresseux et gros… Le nutella y est pour beaucoup.
Je me plonge avec frénésie dans la bande dessinée. Je voulais tellement être pilote de chasse que je lis les toutes aventures de Tanguy et Laverdure, Dan Cooper et Buck Danny. Je ne lâche pas pour autant mes crayons. Je m’exerce sur les personnages de Uderzo qui devient mon maître spirituel. J’aime son trait souple et dynamique. 

C’est une période où je dessine énormément. Je noircis des tonnes et des tonnes de papier. Vous allez me dire qu’il serait bien de m’inscrire à un cours d’art, histoire de développer ce talent naissant. C’est pourquoi, vers 13 ans, sous l’impulsion insistante de mes parents, c’est décidé, je jouerai de la musique ! Allez hop, au conservatoire ! Ben oui, tu sais bien dessiner alors tu dois apprendre un instrument, logique ! J’ai le choix des armes ! Ce sera l’orgue hammond. C’est vrai, beaucoup d’ados rêvent d’en faire. Pour draguer c’est le top. Oui, certainement avec une guitare ou un piano, mais pas avec un orgue !!! Ça limite considérablement les rapprochements.

Je préfère oublier mes années collèges. Je suis un élève « peu mieux faire ». Je ne trouve d’intérêt à  l’école que la récréation, les sorties en groupe et les cours d’art plastique. C’est le moment de prendre le taureau par les cornes et de faire quelque chose de ma vie. Et comme le dessin est un moyen d’expression naturel chez moi, je dois en faire quelque chose. Ben en fait non ! Je passe un Bac G : Gestion et commercialisation puis un BTS tourismes-loisirs. A ce moment précis de ma jeune existance, soyons honnêtes, ma carrière du plus grand dessinateur du monde semble bien compromise.

Août 1995, chaque jour je m’évertue à noircir des bouts de papier, tout en traçant mon histoire personnel. Je suis appelé sous les drapeau suivie de mon 1er boulot. Enfin ! Un travail dans mon domaine… la peinture ! Conseiller de vente au rayon peinture chez Leroy Merlin… tant qu’on ne recule pas, on avance. Ça ne me plait absolument pas. Je veux changer d’emploi… Ah ! Ah ! Leroy Merlin… tu ne m’auras pas !  Je suis commercial chez BBConfort. Mais ça n’a plus rien à voir ! Ne me jugez pas, on a tous besoin de bien manger. 🙂 Je me sens bien dans cette entreprise. J’y reste 7ans. Ils ont contribué et soutenu ma reconversion professionnel. Je les en remercie encore aujourd’hui.

Pendant ce temps, mon cœur persiste à vouloir vivre de mes dessins. Je rêve maintenant de BD. Je découvre Gottlib, Maëster, Coyote, Larcenet et toute la bande de Fluide Glacial. Le magazine devient vite mon livre de chevet. Je collectionne les albums, je m’intéresse aux auteurs, à leur technique. Je me rends compte d’une évidence. Mon niveau est faible. Je dois m’améliorer. 

Puis, une opportunité s’ouvre à moi. À Reims, où j’habite alors, un nouveau fanzine va se créer : Capsule de Champagne. Je postule et mes planches sont retenues. Je vais enfin publier. Bon, rien de professionnel, mais c’est déjà ça. Attends, Les plus célèbres musiciens commencent par de petits bals de quartiers, alors le fanzinat, c’est l’autoroute vers la gloire !!! Ben non… c’est plus difficile que prévu. Je m’inscris à des cours de BD en ligne, ça m’aide plus ou moins. Je fais un nouveau constat : c’est dingue le nombre de gens doués dans le milieu de la BD amateur. Le niveau est très élevé. Alors avec un groupe de copains, nous créons l’atelier Bulles Brozzeurs. Unis on est plus fort. 

S’en suit une période magique, remplie de dessins, de rires, de progressions, d’amitié, de pizzas, d’auto-édition, de joies et de déceptions. Là, j’ai commencé à comprendre que ça allait être très dur. J’avais besoin de m’approcher de l’excellence. J’en manquais cruellement. Je décide malgré tout de vivre de mon art ou, au moins, faire quelque chose pour toucher enfin le Graal. Quelles sont mes chances ? Je suis autodidacte, sans expérience graphique. Plus inquiétant, je connais des gens plus talentueux que moi et qui galèrent. Qu’importe, l’avenir appartient aux audacieux ! Cours Forest, tu vas y arriver !

Une chose est sûr, je ne serai pas le plus grand dessinateur du monde. Mais l’envie de créer me chatouille, être entrepreneur aussi. Et si je devenais graphiste indépendant ? Voilà une idée qu’elle est bonne !!! 

Janvier 2006, j’attaque alors une formation de 6 mois pour devenir infographiste multimédia. C’est la révélation ! Un univers s’ouvre devant moi. Je comprends tout. Je suis dans mon élément. Jje me permets même de donner des conseils aux autres étudiants. Mes premières commandes d’illustrations tombent aussi. C’est là ! Je le sens, c’est là, à portée de main. J’y crois, j’en suis sûr ! Un jour, je vivrais du dessin et ce jour c’est demain.

Mars 2007, La Fabrique Graphique nait. Je n’ai pas de réseau, pas de fichier clients, aucune connaissance dans le monde de l’édition ou de l’imprimerie. Pourtant, je me lance. Et c’est dur. Le marché ne s’ouvre pas. Quel imbécile je fais ! J’avais un boulot tranquille, un salaire et je monte ma boite sans aucune expérience. Mais quel abruti ! 

Par miracle, je trouve un premier contrat avec un retour très positif sur mon travail. En quelques mois, je suis un spécialiste de la communication visuelle, jaquette DVD, publicité, site internet, flyer, logo, affiche, etc. Je m’envole, c’est parti ! je crée, je compose, j’édite, j’imprime, je deviens un bon graphiste. Je maîtrise mes outils, Photoshop, Indesign, Illustrator. Je développe mon activité. Enfin, je fais quelque chose qui me plait. Je vis de créations… mais toujours pas du dessin. 

Qu’importe, plus je progresse dans mes compétences, plus j’améliore mon efficacité. Je réduis mes temps de production et pour pouvoir dessiner. Mon style s’affirme, je m’affranchis de mes influences BD. J’accepte mes défauts d’autodidactes. Ils me rendent plus accécibles. J’invente mon univers. Mais, je ne trouve pas mon public. 

Chaque jour, je reprends mes crayons et je dessine. Je crée des contes, j’imagine des histoires. J’ai une première approche de l’édition avec les “Légendes d’Arduinna ». Hélas, le projet est trop gros pour aller à son terme. Je me dis alors qu’internet est la solution. Je peux montrer mes publications aux plus grands nombres. 

En novembre 2015, les terribles évènements de Charlie Hebdo et du Bataclan me choquent. Le pays est à genou. Je suis bouleversé, je dessine d’un jet “la Marianne à terre”, ode à la résurrection d’une France affaiblie. Je la poste sur Facebook qui s’affole. Ma publication est partagée 75000 fois partout dans le monde. Je me rends compte réellement combien une image peut toucher durablement quelqu’un. Mon illustration livre, à ceux qui veulent l’entendre, un message fort, de soutien, de luttes et de solidarité.  En quelques traits, j’arrive à exprimer l’essentiel de nos émotions élémentaires. Je reçois en retour des centaines de mails de remerciements.

Aujourd’hui, avec l’expérience accumulée en 12 ans,  je peux être serein devant mes créations. Je connais mes limites, mais surtout je ne doute plus de mes capacités. J’apporte tout mon savoir-faire dans le Dessin Marketing pour trouver la meilleure solution à toutes les demandes. 

Je maîtrise mon style, le graphisme, la mise en page. Grâce à ma formation, J’ai les compétences pour répondre à des objectifs précis, aussi bien sur les réseaux sociaux qu’en édition. Je saurai vous guider au bon endroit.  

Enfin, J’aime dire que mes clients sont des amis. J’ai besoin de travailler dans une atmosphère de confiance et de bienveillance. La plupart d’entre eux me soutiennent depuis le début. Je les accompagne moi aussi dans leurs expériences professionnelles. 

A nous de créer votre aventure?

Permettez-moi de me présenter !

 

Je m’appelle Cyril Leclercq et je suis graphiste et illustrateur. Je travaille depuis longtemps dans la publicité et l’édition. Je réalise 6 magazines, dont un mensuellement. Je suis diplômé d’infographie et je gère mon entreprise depuis 12 ans.

En dessin, je suis totalement autodidacte. Ce qui me permet d’avoir une approche plus artisanale, au plus proche des demandes de mes clients. Mon but est de trouver la meilleure solution à votre problème de communication visuel.

Je suis persuadé que le dessin marketing répond à toutes les attentes de la communication: blog, conférence, formation, publicité, annonce, etc.Qu’elle soit digitale ou traditionnelle, j’aurai à cœur de travailler de concert avec vous pour personnaliser au mieux votre image de marque.